1 Dirham (MAD) = 0.09€ (calcul de tête : diviser le prix en DH / 10...)
Les SIM sont à identification obligatoire. Les 3 opérateurs distribuent des SIM gratuites (crédit 20 DH) sur leur stand à l'aéroport ! Pour résumer :
--> Prends des SIM gratuites à l'aéroport et vas chez Maroc Telecom & Orange (Web?) pour les identifier ensuite, tandis que chez inwi tu peux le faire toi-même depuis l'appli / Web
Principe général des recharges : tu achètes un ticket recharge à gratter de xx DH, puis tu le recharges soit sur une offre spécifique (les "*xx"), soit en crédit seul ("recharge multiple")
La question de la durée de la période de grâce est très floue chez tous les opérateurs (sauf inwi), et il semble qu'il peut y avoir des désactivations arbitraires pour inactivité durant cette période !
Problème de CSC sur les Samsung pour l'accès à la 5G au Maroc, chez tous les opérateurs... sachant que le service a été lancé très récemment : le 07/11/2025 pour les 3 opérateurs !
Orange 180 & 500Go 5G+
Sosh Voyage|Pam
Destination incluse
(DATA only)
40 Go
RED
35 Go
Free Max
∞
DESCRIPTION
Plan tarifaire --> 4.2 DH/min| SMS ?? | 0.5 DH/Mo [-> 500 DH/Go = 46€ !]. Sans EO tu es en DCNR Restricted (Xiaomi)
Vers UE = 4.2 DH/min|SMS ??
Roaming UE (zone 1) = 7DH/min & 3 DH/min en réception|SMS 2.6 DH|0.2 DH/Mo --> Roaming à activer par appel au SC (888) ?!
Recharges : via cartes & tickets recharge / online / Orange Max it (ex-TransfertPays, mais bien plus cher). Les recharges du même type sont cumulables.--> Les CB étrangères ne sont pas autorisées (erreur 99), il faudra donc sur place acheter des recharges à gratter (ou en DAB ??), et en France passer par Orange Max it / Rechartge.com / PayPal !
Validité créditinitial = 6 + 6 mois en réception. Ensuite, durée variable selon la recharge + 6 mois en réception ? Et ce sont les seuls à montrer exactement les dates de validité et de grâce sur leur app & Web
Sur place : à l'aéroport ils ont été les seuls à me filer une SIM gratuite (il faut leur demander une SIM gratuite car tu n'as besoin que d'un numéro local pour pouvoir recevoir des appels dessus, pas besoin de DATA) sans aucun problème - d'ailleurs tous t'en filent à coeur joie - mais Maroc Telecom ont été les seuls qui ont fait un photo de mon passeport pour l'enregistrer (... enfin j'espère, je ne sais pas ce que ça vaut!). Le lendemain j'ai essayé d'aller acheter une autre SIM en agence, pour être sûr... mais impossible de trouver une agence ouverte le 1er mai. J'ai donc quand-même activé ma SIM de l'aéroport, ce qui n'a pas été une procédure fluide (il faut appeler le 555 pour obtenir ton numéro par exemple, et aucun des USSD ne fonctionne même 6H après l'activation), et il a fallu attendre environ 6H pour que le n° soit reconnu pour que je puisse créer un MyAccount... sauf que là nouvelle désillusion, les CB étrangères ne sont pas autorisées !!! --> Au final : j'ai pris une autre carte SIM à 20DH, puis je suis allé l'enregistrer dans la boutique située à l'entrée du Cyber Garden (pas besoin de remplir la feuille qui est dans le paquet de la SIM, la dame s'en charge sur l'ordi ; visiblement sur l'USSD #111# tu as aussi un menu pré-enregistrement mais je ne sais pas à quoi il sert, on te demande ton n° de carte d'identité nationale...) ; dans la même boutique j'ai pu recharger 200DH sur *3 via un automate CB, c'est parfait. La 5G est quand-même reste en DCNR Restricted (sur les 2 SIM, sur le Xiaomi), mais au moins les codes USSD se sont mis à fonctionner après bien 24H de délai après activation.
Fidelio Jawal : cadeau de min / MB / réseaux sociaux envoyé chaque dimanche par SMS, à activer (SMS Jawal au 6766) dans la semaine, valable 1J
Avance sur solde (555) : 100Mo ou 10 min si crédit = 0, valables 1J. Conditions : au moins une recharge sur les 30 derniers jours, avoir 3 mois d'ancienneté
CGV
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NR.
Crédit : #580#/appel ou SMS 580 (1 DH/appel)
Gestion & Rechargement : #111#/appel ou SMS 555 (PIN*scénario) /#555#PIN*scénario#
Recharges : via cartes & tickets recharge / online / Orange Max it (plus cher)
Validité créditinitial = 3 mois + 6 mois en réception ?? : Le crédit semble se perdre en période de grâce, et la durée de cette dernière semble être inconstante !
Sur place : à l'aéroport ils te filent des SIM gratuites mais sans vouloir les enregistrer avec le passeport, du coup je n'ai pas voulu les utiliser et je me suis mis à la recherche d'une agence Orange ouverte le 1er mai... ce qui a été mission impossible !! Incroyable ! --> Au final : le lendemain en boutique Orange genre ils ne vendent pas de prépayés (sauf au Shop de Gueliz sur l'Avenue Mohammed V - centre commercial EDEN... mais ils avaient un problème informatique), donc à la boutique près de la Place Jemaa el Fna ils m'ont envoyé chez un paki en acheter une de 20DH pour revenir ensuite en boutique et l'identifier ! Ensuite tout fonctionne correctement, j'ai même pu la recharger via CB (Revolut, mais une seule fois - car depuis c'est complètement bloqué, même en CB virtuelle / Rev.seule Pam / HB credit) de 200DH pour activer l'EO *3. En résumé le plus simple c'est de prendre une SIM gratuite à l'aéroport (elles sont plus récentes que celles d'en ville) puis d'aller l'enregistrer en boutique (ou soi-même sur le Web ?)
RECHARGE MULTIPLE
5 DH
0.5€
10 DH
0.9€
20 DH
1.8€
30 DH
2.7€
50 DH
4.6€
100 DH
9.2€
200 DH
18€
Promo qui multiplie le crédit rechargé online par :
- Avance sur solde : 1 min + 5 SMS + 15 MB valables 24H si le solde est épuisé (sans condition)
- Avance-moi : 10 min nationales / internationales zone 1 (FR) ou 200 MB, sous réserve d'une recharge dans les 30 derniers jours et 1 mois d'ancienneté
- Appelle-moi : 5 SMS pré-écrits si le solde est épuisé [appel 303-NR]
Recharges : via cartes & tickets recharge / online / DAB / Orange Max it (plus cher)
Validité : crédit initial = 3 mois + 6 mois en réception + 2 mois de grâce finale (même la réception d'appels est coupée), enfin normalement car ces dates ne sont spécifiées nul-part sur les suivis conso ; il n'y a que sur l'USSD *120*30# que tu vois au moins la date de validité du crédit, sur l'app ou sur le Web elle n'est même pas mentionné ! Pas de cumul des périodes de validité.
Sur place : comme à l'aéroport ils m'ont filé des SIM gratuites mais sans vouloir les enregistrer avec mon passeport, j'ai dû aller acheter une "vraie" SIM à l’agence de la Gare centrale, sauf que cette conne m’a vendu un SIM post-payée sur l’abonnement FLEXI (11Go + 1H / 49 DH), alors que je lui ai précisé 10 fois que je voulais une SIM prépayée. Elle m’a donc fait signer le contrat d’abonnement (qui est lui bien enregistré à ton nom, de Pam en l'occurence), car pour elle « y’a pas de problème ». Bon dans les faits j’ai vérifié et c’est une sorte de Vodafone FLEX, un prépayé hybride : si tu paies ta facture (quand tu peux) ton EO de 49DH se réactive, sinon tu peux recharger du crédit et/ou activer certaines options via recharge. Ce qui n’est pas clair c’est combien de temps ta ligne reste active sans payer la facture ! --> Au final : j'ai fini par identifier moi-même sur l'appli (mais aussi possible sur le Web) la SIM qu'ils m'avaient donné à l'aéroport, en scannant le passeport, puis tu reçois par mail le contrat - tout roule ! J'ai même pu la recharger (j'ai essayé une seule fois, via Revolut) sur *33, sauf par contre sur l'appli & Web tu vois un compteur de 20GB qui descend alors que ça devrait être illimité (via USSD l'info correct)...
RECHARGE DIRHAMS
5 DH
0.5€
10 DH
0.9€
20 DH
1.8€
30 DH
2.7€
50 DH
4.6€
100 DH
9.2€
200 DH
18€
Offre permanente : x4
Promo qui multiplie le crédit rechargé online par :
My inwi Fidélité : programme de fidélité dispo sur l'app, avec des cadeaux tous les mercredis mais en payant avec un système de points (KDO et statut, valables 24 mois). Conditions : 1 mois d'ancienneté et 1 recharge
- Service dépannage : 1 min ou 10 MB de WhatsApp / FB valables 2J si le solde est épuisé (sans condition) --> *1010#
- Avance sur solde : 12 min ou 200 MB valables 1J, sous réserve d'une recharge dans les 30 derniers jours et 3 mois d'ancienneté --> *1200#
- SMS Appelle-moi : 5 SMS pré-écrits vers les clients inwi, si le solde est épuisé --> essayer d'appeler le correspondant, un message vocal va te proposer la fonction
- Transfert de solde : entre 5-20 DH, jusqu'à 200DH / mois (taxe 1 DH/transfert) --> *120*25#
Notification disponibilité : possibilité de notification perso ou des correspondants inwi lorsque le nr. est de nouveau joignable --> *120*55#
Numéro temporaire : possibilité d'avoir un second nr. en réception d'appels pour 7J [10DH] ou 30J [20DH], avec (STOP 224) ou sans renouvellement auto --> *120*24#
CGV
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NR.
Crédit : *120*30#/120 (gratuit) |SMS suivi conso après chaque appel activable via USSD
Gestion : *120#/1200|Rechargement : *120#/*120*20*PIN# si recharge en DH/1203
--> Mars 2025 : signature d'un accord historique entre Maroc Telecom et Inwi, pour créer 2 co-entreprises (UniFiber et UniTower) détenues à 50/50. FiberCo est dédiée au déploiement et à la gestion de l'infrastructure de la FO, et TowerCo à la gestion des infrastructures passives (les pylônes)
--> Objectif : 2.000 tours mobiles construites ou rénovées en 3 ans, 6.000 en 10 ans. Les infrastructures sont ouvertes à tous les opérateurs, y compris Orange donc.
OpenSignal vient tout juste de publier son dernier rapport pour le Maroc (01-03/2026), et c'est MAROC TELECOM qui arrive globalement en tête. Ils sortent ainsi premiers sur les vitesses de téléchargement 3G-5G et 5G-only. Orange est devant en termes de disponibilité de la 5G, mais avec des vitesses 2x moindres que chez IAM. C'est simple : IAM gagne en continu depuis que OpenSignal mène se tests au Maroc, c-à-d depuis 2021 ! Mais dans l'ensemble, les résultats sont loins d'être incroyables (vitesse moyenne de téléchargement = 27Mbps, Consistent quality entre 40 - 50%, 5G Coverage experience ridicule)...
MAROC TELECOMsort ici aussi gagnant, les tests datant de H2-2024 (07-12/2024). Idem pour la partie ISP fixe.
--> 3G + 4G | vitesse médiane download IAM = 53.7 Mbps, devant INWI (41.2 Mbps) et ORANGE (33.2 Mbps) / Vitesse médiane upload IAM = 13.2 Mbps
C'est eux aussi qui ont la meilleure stabilité, avec 89% de leurs échantillons atteignant ou dépassant le seuil de 5 Mbps en download / 1 Mbps upload.
Au niveau des performances régionales, les vitesses moyennes tout opérateur sont de 62/16 Mbps à Marrakech...
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Etonnamment les résultats sont un peu différents chez nPerf, qui place ORANGE en tête pour l'ensemble de l'année 2025. De façon rétrospective, entre 2018 - 2021 c'est inwi qui gagnait en continu, puis depuis 2022 c'est Orange. Même si en termes de vitesse en download pure, Maroc Telecom reste quand-même largement devant...
HISTORIQUE
OBTENTION LICENCE
LANCEMENT COMMERCIAL
NMT
Maroc Telecom
Monopole d'État historique
1987
GSM
Maroc Telecom
Monopole d'État historique
01/04/1994
Méditel
02/08/1999
29/03/2000
Wana
02/2009
23/02/2010
UMTS
EVDO
Maroc Telecom
20/07/2006
16/01/2008
Méditel
Wana
07/02/2007 --> CDMA/EV-DO
4G
Maroc Telecom
18/03/2015
08/06/2015
Méditel
13/07/2015
Wana
Été 2015
5G
Maroc Telecom
07/2025
07/11/2025
Méditel
Wana
HISTORIQUE [IA]
INTRODUCTION
Le marché des télécommunications mobiles au Royaume du Maroc s'impose aujourd'hui comme l'un des écosystèmes numériques les plus matures, les plus dynamiques et les plus densément équipés du continent africain et de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). L'évolution de ce secteur, qui s'étend de la fin du vingtième siècle à nos jours, offre un cas d'étude paradigmatique de la transition réussie d'un monopole d'État vers un marché oligopolistique hautement concurrentiel. Cette métamorphose n'est pas le simple fruit du hasard ou de l'évolution organique de la technologie ; elle résulte d'une volonté politique affirmée, d'une ingénierie réglementaire méticuleuse orchestrée par l'Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) instituée en 1998, et d'investissements capitalistiques massifs de la part de conglomérats nationaux et de géants internationaux.
La trajectoire du marché marocain se caractérise par une succession de sauts technologiques majeurs, allant de la première génération analogique (1G) avec le standard NMT, jusqu'au déploiement récent, hautement stratégique et capitalistique de la cinquième génération (5G) en novembre 2025. L'analyse de ce secteur nécessite de disséquer plusieurs dimensions interdépendantes : les mouvements de fusions-acquisitions qui ont façonné l'actionnariat des trois opérateurs nationaux (Maroc Telecom, Orange Maroc, Inwi), les politiques d'attribution des licences et des fréquences radioélectriques, les batailles technologiques singulières (telle que l'anomalie du réseau CDMA de Wana), et l'évolution de la dynamique concurrentielle qui a conduit à un taux de pénétration mobile dépassant les 160 % de la population en 2025.
ACTIONNARIAT
Maroc Telecom : de l'incumbant Étatique au géant panafricain
L'histoire de Maroc Telecom, opérant sous la dénomination sociale Itissalat Al-Maghrib (IAM), est consubstantielle à l'histoire des télécommunications de l'État marocain. Avant les réformes structurelles de la fin des années 1990, l'ensemble des infrastructures téléphoniques et postales était centralisé sous l'égide de l'Office National des Postes et Télécommunications (ONPT). En 1999, anticipant la libéralisation inéluctable imposée par les mutations technologiques mondiales, les pouvoirs publics procèdent à la scission de l'ONPT. Cette opération donne naissance à deux entités distinctes : PosteMaroc pour les services postaux, et Maroc Telecom pour les télécommunications. Lors de sa création, Maroc Telecom est une société anonyme dont le capital est intégralement détenu par l'État marocain.
Le processus de privatisation de l'opérateur historique, entamé au début des années 2000, constitue l'un des jalons les plus critiques de l'histoire économique contemporaine du Royaume. En 2001, l'État marocain cède 35% du capital de Maroc Telecom au groupe français Vivendi Universal, marquant l'ouverture du secteur aux capitaux étrangers et l'arrimage de l'opérateur à un partenaire industriel d'envergure internationale. La logique d'intégration de Vivendi le conduit à accroître progressivement son emprise sur l'opérateur marocain. En 2004, le groupe français acquiert 16% de parts supplémentaires, lui conférant la majorité absolue avec 51% du capital, une participation qui sera ultérieurement portée à 53% en 2007. Sous la gouvernance de Vivendi et la présidence d'Abdeslam Ahizoune, Maroc Telecom consolide son hégémonie sur le marché domestique et amorce une politique agressive d'expansion sur le continent africain, acquérant des participations majoritaires dans de nombreux opérateurs historiques subsahariens (Mauritel en Mauritanie, Onatel au Burkina Faso, Gabon Telecom, Sotelma au Mali, et plus tard le réseau Moov Africa).
Toutefois, les impératifs de restructuration globale de Vivendi, désireux de se recentrer exclusivement sur les industries des médias et des contenus culturels, entraînent une mise en vente de sa participation marocaine à partir de 2013. Au terme de négociations intenses impliquant plusieurs repreneurs potentiels, un accord définitif est scellé en mai 2014 avec le groupe émirati Etisalat (désormais e&). Etisalat acquiert la participation de 53% de Vivendi pour un montant colossal évalué à 4,2MD €. Cette transaction opère un basculement géopolitique majeur, substituant un ancrage européen par une alliance stratégique avec un géant des télécommunications du Moyen-Orient, doté de ressources financières massives.
Parallèlement, l'État marocain a poursuivi une politique de désengagement progressif par le biais d'introductions en bourse et de cessions de blocs de titres. Introduite à la Bourse de Casablanca et sur Euronext Paris dès fin 2004, l'entreprise a vu la participation étatique se diluer. En 2019, l'État a procédé à une nouvelle cession de parts, incluant la vente de 5,81 % du capital au Régime Collectif d'Allocation des Retraites (RCAR), ramenant la détention directe de l'État à 22%.
--> En 2026, l'actionnariat de l'opérateur historique demeure stabilisé autour de cette configuration : le groupe Etisalat détient la majorité de contrôle avec 53%, l'État marocain conserve une minorité de blocage avec 22 %, tandis que le reste du capital est réparti entre des institutionnels (dont le RCAR) et le public via le flottant boursier.
Orange Maroc : de la péninsule Ibérique à l'Intégration au groupe Orange
L'opérateur qui arbore aujourd'hui la marque Orange Maroc a été fondé en 1999 sous l'appellation Médi Telecom (ou Méditel), consécutivement à l'obtention historique de la deuxième licence de téléphonie mobile GSM du pays en août de la même année. La constitution de Méditel reposait sur une alliance transnationale puissante, regroupant des capitaux et des expertises technologiques européens ainsi que des acteurs financiers marocains de premier plan. Initialement, le tour de table était dominé par deux opérateurs historiques de la péninsule ibérique : l'espagnol Telefónica et le portugais Portugal Telecom, qui détenaient chacun 32.18% du capital. Les partenaires marocains étaient le puissant conglomérat FinanceCom (rebaptisé O Capital Group), dirigé par Othman Benjelloun, et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) - le bras financier de l'État marocain.
L'architecture de cet actionnariat a volé en éclats à l'automne 2009. Pour des raisons stratégiques liées à leurs propres difficultés sur les marchés européens et latino-américains, Telefónica et Portugal Telecom ont pris la décision de liquider l'intégralité de leurs participations dans Méditel. En septembre 2009, la CDG et FinanceCom rachètent ces parts (totalisant 64,36% du capital) pour un montant d'environ 800 millions d'euros (soit 400 millions d'euros versés à chacun des partenaires ibériques). Cette opération d'envergure, bien qu'ayant permis de "marocaniser" l'opérateur à 100% de manière transitoire, a lourdement endetté les actionnaires nationaux et a privé Méditel du soutien technologique indispensable d'un groupe télécom mondial pour aborder les virages de la 3G et de la 4G.
Conscients de cette vulnérabilité structurelle, les actionnaires marocains se sont rapidement mis en quête d'un nouveau partenaire stratégique international. En septembre 2010, le groupe français France Télécom (qui allait unifier ses activités sous la marque Orange) signe son grand retour en Afrique du Nord en acquérant 40% du capital de Méditel pour un montant de 640 millions d'euros. Cette transaction s'est révélée particulièrement lucrative pour la CDG et FinanceCom, qui ont engrangé une plus-value substantielle d'environ 140 millions d'euros sur la fraction du capital cédée, à peine un an après l'éviction des partenaires ibériques.
L'entrée d'Orange dans le capital a amorcé un processus d'intégration opérationnelle et culturelle. En 2015, Orange exerce ses options contractuelles pour acquérir 9% supplémentaires, portant sa participation à 49% du capital de Méditel et consolidant ainsi son contrôle sur les décisions stratégiques de l'entreprise. Ce renforcement capitalistique constituait le prélude à un changement d'identité commerciale radical. Le 08/12/2016, dans le cadre de la politique d'unification globale de ses filiales impulsée par son PDG Stéphane Richard, la marque historique Méditel est définitivement abandonnée au profit d'Orange Maroc.
--> Aujourd'hui, la structure de l'actionnariat est figée : le Groupe Orange détient 49%, O Capital Group conserve 25.5%, et la CDG maintient ses 25.5%
Inwi : les mutations complexes d'un agitateur de marché
Le troisième opérateur du marché marocain, connu aujourd'hui sous la marque Inwi, présente la généalogie capitalistique la plus complexe et la plus sinueuse du secteur. L'entreprise a été originellement fondée en 1999 par l'entrepreneur Karim Zaz sous le nom de Wanadoo Maroc, opérant alors comme une filiale du groupe France Télécom spécialisée dans la fourniture d'accès à Internet. Suite au désengagement stratégique de France Télécom en 2004, l'entreprise est rachetée par des investisseurs institutionnels marocains, notamment la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) via sa filiale Fipar Holding, et la banque Attijariwafa, ce qui conduit à un premier changement de dénomination sociale pour devenir Maroc Connect.
L'année 2005 marque une inflexion décisive avec l'entrée en scène de l'Omnium Nord-Africain (ONA), le plus grand conglomérat privé du Royaume (qui fusionnera plus tard avec la SNI pour former la holding royale Al Mada). L'ONA devient l'actionnaire de référence de Maroc Connect, lui insufflant la puissance financière nécessaire pour se muer en un opérateur de télécommunications global. Sous l'égide de l'ONA, Maroc Connect remporte en 2006 une licence de téléphonie fixe avec mobilité restreinte, assortie d'une licence 3G. En 2007, l'opérateur orchestre un changement de marque spectaculaire, devenant Wana, et lance des offres commerciales agressives sous la sous-marque "Bayn".
Cependant, le déploiement d'un réseau mobile national à part entière nécessitait des capitaux d'une ampleur inédite, particulièrement après l'obtention par Wana de la 3e licence GSM globale en février 2009. Pour financer cette expansion, l'ONA s'allie à des capitaux moyen-orientaux. En mars 2009, le puissant groupe koweïtien de télécommunications Zain, en partenariat à parité avec le fonds Al Ajial Investment Fund Holding, acquiert une participation stratégique de 31% dans Wana pour un montant de 324 millions de dollars. Fort de cet afflux de liquidités et de l'expertise opérationnelle de Zain, l'opérateur entreprend une ultime métamorphose : en 02/2010, Wana est rebaptisé Inwi. Depuis lors, Inwi, soutenu par Al Mada et le groupe Zain, s'est imposé comme le trublion du marché, s'attaquant agressivement aux rentes de situation des deux opérateurs historiques par une politique tarifaire et technologique disruptive.
--> L'anomalie Wana : succès sociologique et impasse technologique du CDMA
L'histoire des télécommunications marocaines serait tronquée sans une analyse détaillée de la stratégie originelle de Wana et du déploiement de son réseau CDMA (Code Division Multiple Access). Cette initiative a constitué une anomalie technologique majeure dans un environnement dominé par le standard européen GSM, mais a engendré un succès d'inclusion numérique sans précédent.
La contrainte réglementaire et la naissance de Bayn
La genèse de ce réseau atypique réside dans la nature même des licences acquises par Maroc Connect (futur Wana) en 2005 et 2006. À cette époque, l'opérateur ne disposait d'aucune licence mobile GSM traditionnelle. Pour encourager l'innovation et stimuler la concurrence sur le marché du fixe et de l'accès à internet, l'ANRT lui a octroyé une licence qualifiée de "fixe avec mobilité restreinte". Ce concept réglementaire subtil autorisait Wana à fournir des services de téléphonie sans fil, sous la stricte condition que le signal de l'abonné soit circonscrit à une zone géographique d'un diamètre maximal de 35 kilomètres. Au-delà de ce périmètre, le terminal devait cesser d'émettre et de recevoir.
Pour concrétiser cette licence de mobilité restreinte, Wana a pris la décision audacieuse de tourner le dos au standard européen GSM/UMTS adopté par ses concurrents, pour embrasser la norme technologique américaine et asiatique CDMA2000, et ultérieurement son itération haut débit 1xEV-DO (Evolution-Data Optimized). Le 7 février 2007, l'opérateur dévoile la marque commerciale "Bayn". La proposition de valeur de Bayn était profondément disruptive. S'affranchissant des modèles tarifaires conventionnels, Wana a massivement subventionné, voire distribué gratuitement, des terminaux téléphoniques hybrides (ressemblant à des téléphones fixes mais fonctionnant via les ondes radio) en contrepartie de l'achat de recharges prépayées, tout en imposant le paradigme de la facturation à la seconde.
Un avantage compétitif éphémère et les limites de l'isolement
La stratégie Bayn a rencontré un écho retentissant, bouleversant le paysage des télécommunications nationales. Elle a permis de connecter des centaines de milliers de foyers à faibles revenus, des ruraux et des habitants de zones périurbaines délaissées par l'infrastructure en cuivre de l'opérateur historique. Fort de cet élan, Wana a lancé en 2008 l'offre "Wana Mobility", élargissant la couverture CDMA et introduisant l'accès à l'Internet mobile via des modems USB exploitant la norme 3G EV-DO. Pendant une brève période, le réseau CDMA de Wana offrait une couverture 3G perçue comme supérieure à celle des réseaux HSDPA concurrents, un avantage inhérent à l'utilisation de la bande de fréquences des 800 MHz, dont les ondes longues se propagent plus efficacement sur de grandes distances que les ondes de 2100 MHz utilisées par l'UMTS.
Néanmoins, le succès commercial de Wana portait en germe sa propre destruction. L'opérateur s'est rapidement heurté aux limites infranchissables de l'isolement technologique inhérent au standard CDMA :
L'écosystème des terminaux captifs : contrairement à l'architecture GSM reposant sur la carte SIM standardisée permettant à l'utilisateur de changer librement de téléphone, la technologie CDMA liait intimement l'identifiant de l'abonné au matériel physique. L'offre de téléphones compatibles était restreinte, peu attractive, et nécessitait des subventions colossales pesant lourdement sur les marges de l'entreprise.
L'absence de roaming : le standard mondial écrasant étant le GSM, les abonnés de Wana se trouvaient dans l'incapacité d'utiliser leurs terminaux lors de déplacements à l'étranger. Cette lacune rédhibitoire a interdit à l'opérateur l'accès à la clientèle professionnelle et aux segments les plus lucratifs du marché.
L'évolution technologique bloquée : la filière CDMA mondiale montrait des signes d'essoufflement face à la roadmap triomphante du consortium 3GPP (UMTS puis LTE). Face à cette impasse stratégique évidente, la direction de Wana, revigorée par l'entrée au capital de Zain, s'est résolue à briguer la troisième licence GSM nationale, obtenue en 2009. Opérant désormais sous la marque Inwi, l'entreprise s'est lancée le 23 février 2010 dans le déploiement accéléré d'un réseau GSM/WCDMA complet, fonctionnant en parallèle de son infrastructure CDMA
Le démantèlement d'un réseau historique
Durant près d'une décennie, Inwi a supporté le fardeau logistique et financier de la gestion simultanée de deux architectures de réseaux fondamentalement distinctes (CDMA/EVDO d'une part, GSM/UMTS/LTE d'autre part). Au fil des années, la démocratisation fulgurante des smartphones standardisés (iOS, Android) nativement conçus pour les réseaux 3G/4G mondiaux a entraîné l'obsolescence et l'attrition naturelle du parc d'abonnés purement CDMA.
La rationalisation des ressources s'est imposée de manière inéluctable. L'extinction du réseau CDMA, qui permettait non seulement de réduire les coûts d'exploitation (OPEX) massifs, mais surtout de récupérer de précieuses bandes de fréquences pour les redéployer (refarming) au profit de l'amélioration de la couverture 4G LTE, est devenue une priorité. L'analyse des données de l'industrie indique que l'arrêt définitif des équipements et la fin des services basés sur la technologie CDMA/EV-DO chez Inwi ont été planifiés et exécutés aux alentours de l'année 2018, marquant la fin de la parenthèse technologique la plus singulière des télécommunications marocaines.
Le secteur des télécommunications marocaines s'est distingué par sa capacité à assimiler et à déployer rapidement les standards technologiques mondiaux, agissant fréquemment comme un précurseur sur le continent africain. Au fur et à mesure des lancements, les opérateurs ont réussi à atteindre des taux de couverture d'une grande envergure. À l'échelle nationale en 2025, l'infrastructure marocaine affiche des statistiques exceptionnelles : 99.64 % de la population est couverte par les réseaux 2G et 3G, tandis que la couverture 4G dépasse les 98.63%.
De l'analogique (NMT) à la révolution numérique
La préhistoire des communications mobiles au Maroc remonte aux années 1980 avec le déploiement de la première génération (1G). Bien avant la libéralisation, l'ONPT (l'ancêtre de Maroc Telecom) a lancé un réseau basé sur le standard NMT-450 (Nordic Mobile Telephone) fonctionnant dans la bande des 450 MHz au cours de l'année 1987. Cette technologie analogique, bien que révolutionnaire à l'époque car elle introduisait le concept de cellules radio permettant la réutilisation des fréquences et le transfert intercellulaire (handoff), souffrait de carences structurelles rédhibitoires : une capacité spectrale extrêmement limitée, des équipements terminaux volumineux et onéreux (essentiellement des radiotéléphones de voiture), une qualité vocale médiocre sujette aux interférences, et une absence totale de cryptage rendant les communications vulnérables aux écoutes clandestines. Ce réseau pionnier a continué de fonctionner en parallèle de ses successeurs pendant de nombreuses années avant d'être définitivement éteint ; son arrêt a été officiellement acté et rapporté par l'opérateur au cours de l'année 2010, en même temps que la fin des services historiques du télex et du télégraphe.
La véritable démocratisation de la mobilité a été enclenchée par l'avènement de la deuxième génération (2G) reposant sur le standard européen GSM. Maroc Telecom a été le premier à introduire commercialement le GSM sur le territoire national le 1er avril 1994, bénéficiant d'un monopole absolu et hautement lucratif pendant une demi-décennie.
La fin du monopole de la 2G a été actée en août 1999 lorsque l'ANRT a attribué la 2e licence GSM à Méditel, le 02/08/1999, au terme d'un processus d'enchères internationales très disputé. Engagé à la mi-octobre 1999, le chantier du déploiement technique du réseau fut conduit dans un délai record : Médi Télécom s'était engagé à ouvrir son réseau GSM au plus tard le 05/04/2000, soit 8 mois jour pour jour après l'attribution au consortium de sa licence ; cet engagement fut devancé d'une semaine avec un lancement effectif de la marque commerciale Méditel dès le mercredi 29/03/2000 (-> 40% de la population conformément au cahier des charges, avec les principales villes + 2000Km de routes, puis 63% fin septembre / 70% fin de l'année 2000 ; d'emblée en EFR, les premiers et seuls). Il a provoqué un choc concurrentiel immédiat, forçant l'opérateur historique à revoir sa politique tarifaire et catalysant l'invention de formules prépayées adaptées au pouvoir d'achat local, propulsant le nombre d'abonnés de quelques centaines de milliers à plusieurs millions en quelques années.
La structure de ce marché 2G a été définitivement arrêtée une décennie plus tard, en février 2009, lorsque Wana (Inwi) s'est vu octroyer la troisième et dernière licence GSM du pays, pour un lancement officiel de la marque Inwi le 23 février 2010.
L'évolution de la 2G vers le transfert de paquets de données s'est matérialisée par les standards GPRS et EDGE. Bien que les dates exactes de lancement du réseau EDGE ne fassent pas l'objet d'archives détaillées unifiées, l'introduction de l'internet mobile via le standard GPRS a constitué un tournant. À titre d'exemple, Méditel a commencé à proposer l'Internet mobile à travers le GPRS dès novembre 2004 (alors qu'ils avaient mené leur premier tests dès le 29/01/2001)
L'émergence de l'Internet mobile : la bataille de la 3G
Si la 2G a démocratisé la voix, la 3G a initié la révolution de la consommation de données mobiles. Le processus d'octroi des licences 3G par l'ANRT a été exécuté avec célérité. L'appel à concurrence a été lancé en mai 2006, et le 20/07/2006 le Premier ministre a validé l'attribution de 3 licences simultanées aux trois opérateurs existants (Maroc Telecom, Méditel, et Maroc Connect/Wana).
Licences :
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Les lancements commerciaux se sont succédés rapidement, marquant le début de la guerre de l'Internet mobile. Wana a été le plus prompt, dévoilant sa technologie CDMA/EV-DO sous la marque "Bayn" le 7 février 2007, ciblant initialement le marché des entreprises puis le grand public avec des offres de données nomades. En ce qui concerne les réseaux basés sur la norme internationale UMTS et son évolution HSDPA (High-Speed Downlink Packet Access), Maroc Telecom et Méditel ont orchestré des lancements simultanés le 16 janvier 2008. Ces réseaux permettaient des débits théoriques descendants culminant à 3,6 Mbits/seconde, ouvrant la voie à des services innovants tels que la visiophonie et la navigation web fluide.
Déploiement de la 4G
L'ANRT a amorcé le processus d'attribution des licences 4G en publiant un appel à concurrence le 17/11/2014. Après un report technique sollicité par les opérateurs pour parfaire leurs modèles d'affaires et la structuration de leurs offres, la date limite de soumission a été fixée au 12/03/2015.
Le verdict de l'ANRT est tombé le 18/03/2015, octroyant une licence 4G à chacun des 3 opérateurs. La course au déploiement a été remportée par Méditel (Orange Maroc), qui a activé le premier réseau 4G commercial du pays le 8 juin 2015, devançant l'opérateur historique. Maroc Telecom a répliqué en lançant un réseau estampillé "4G+" (exploitant la technologie LTE-Advanced par agrégation de porteuses) le 13 juillet 2015. Inwi a suivi le mouvement durant l'été 2015, et s'est par la suite illustré en devenant le premier opérateur marocain à introduire la technologie VoLTE en septembre 2016, permettant l'acheminement des appels vocaux directement sur le réseau IP de la 4G.
L'avènement de la 5G
Le déploiement de la 5G au Maroc a été conçu non pas comme une simple incrémentation de débit pour le consommateur final, mais comme un pilier fondamental de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ».
Le processus de licitation, mûri depuis l'adoption des orientations générales de développement du secteur en 2019, a été officiellement lancé par l'ANRT en juillet 2025. L'attribution a été actée pour l'ensemble des opérateurs. Le lancement commercial de la 5G a été orchestré de manière synchronisée par les trois opérateurs le 7 novembre 2025, une date à forte résonance symbolique puisqu'elle marquait le cinquantenaire de la Marche Verte (-> à noter aussi la Coupe d'Afrique des nations, hébergée par le Maroc entre 21/12 et le 18/01/2026). Les infrastructures mises en service offrent des débits théoriques vertigineux pouvant atteindre 2 Gbit/s. En matière de déploiement, les licences sont assorties de cahiers des charges particulièrement exigeants en matière d'aménagement du territoire : les opérateurs visent ainsi une couverture initiale de 25% dès la fin de 2025, 45% de la population d'ici 2026, et un maillage généralisé de 70 à 85% à l'horizon 2030.
INGENIERIE SPECTRALE, PRIX DES LICENCES & ALLOCATION
Au Maroc, l'ANRT a exercé une gestion rigoureuse, stratégique et harmonisée de cette ressource, veillant à éviter les interférences, à libérer des bandes optimales au gré des évolutions technologiques, et à générer des rentrées fiscales majeures pour le budget de l'État.
Fréquences 2G : les fondations du réseau mobile marocain ont été posées sur la bande spectrale historique des 900 MHz puis des 1800 MHz. En 08/1999, Meditel a acquis 2x10MHz de
spectre, correspondant aux canaux de fréquences 905-915 / 950-960MHz. Le 04/02/2009, Wana Corporate décroche aussi sa licence 2G, apparemment 2x5MHz en eGSM et 2x15MHz en DCS.
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Fréquences 3G (UMTS/CDMA) : l'introduction de l'Internet mobile a nécessité l'ouverture de nouveaux spectres. Lors des licitations de l'été 2006, l'ingénierie financière s'est distinguée par l'imposition d'une contrepartie fixe de 360 millions de dirhams TTC par licence. En termes de spectre, l'ANRT a réaménagé de grands blocs dans la bande 1920-1980 MHz en duplexe avec la bande 2110-2170 MHz - soit une largeur de bande continue de 2x60 MHz au total - dédiés au déploiement des réseaux WCDMA/UMTS de Maroc Telecom et Méditel. C'est dans ce contexte que Wana s'est illustré, car son réseau CDMA atypique opérait quant à lui de manière dérogatoire sur la bande des 800 MHz, lui garantissant une couverture géographique beaucoup plus large à moindres frais.
Fréquences 4G : le passage au très haut débit mobile a imposé la restructuration la plus complexe du spectre national. Lors des attributions actées le 18 mars 2015, le Maroc a orchestré l'allocation de trois bandes majeures : 800 MHz / 1800 MHz / 2600 MHz. Sur la bande très prisée des 800 MHz par exemple, l'ANRT a libéré trois lots de 10 MHz destinés à chacun des opérateurs 4G. Sur le plan financier, cette licitation a été exceptionnellement fructueuse pour l'État, générant un revenu global de près de 270M€ (soit environ 2,8 Md de dirhams). La valorisation n'était pas symétrique selon la qualité des blocs choisis : Maroc Telecom a déboursé la prime la plus élevée avec 93.6M€, tandis que Méditel et Inwi se sont acquittés d'environ 47M€ chacun. À ces montants se sont ajoutés 80.5 millions d'euros supportés conjointement par les trois opérateurs pour financer les frais inhérents au réaménagement du spectre (afin de dégager les anciens utilisateurs de la bande des 800 MHz).
Fréquences 5G : l'appel à concurrence de l'ANRT en juillet 2025 a généré un ticket d'entrée global de 2.1Md de dirhams. La répartition a été asymétrique en fonction des besoins capacitaires des opérateurs : Maroc Telecom a déboursé 900 millions de dirhams TTC pour s'assurer une large bande de 120 MHz. De leur côté, Orange Maroc et Inwi ont versé chacun 600 millions de dirhams TTC pour obtenir 70 MHz de fréquences, segmentés en deux blocs distincts : 2x10 MHz dans la bande basse stratégique des 700 MHz (pour la couverture rurale et indoor), et 50 MHz dans la bande médiane des 3 GHz (pour la capacité urbaine).
ÉQUIPEMENTIERS RADIO (RAN)
L'analyse rétrospective révèle une mutation frappante : d'une prépondérance quasi-exclusive des équipementiers occidentaux dans les années 1990, le marché a basculé vers une influence décisive des géants chinois, avant de revenir aujourd'hui, sous l'impulsion de la 4G et de la 5G, à une prudence stratégique favorisant la multiplicité des fournisseurs (vendor-diversity). Le nombre d'équipements actifs a par ailleurs décuplé pour soutenir les promesses de couverture. Il est à noter que la répartition géographique stricte des équipementiers par région relève des pratiques classiques d'ingénierie interne des télécoms pour éviter la dépendance à un acteur unique.
Trajectoires matérielles par opérateur
Maroc Telecom : en tant que pionnier, l'opérateur historique a initié le déploiement de son réseau 2G/GSM originel vers 1994 en s'appuyant exclusivement sur les leaders occidentaux de l'époque, en l'occurrence le finlandais Nokia et l'américain Motorola, rejoints par la suite par le français Alcatel. Historiquement, pour sécuriser son réseau 2G, Maroc Telecom a adopté une politique de répartition régionale claire de ses équipementiers, confiant le déploiement exclusif de la zone Sud du pays à l'américain Motorola (lien & lien), et la zone Nord au constructeur Nokia. La transition vers la 3G dans les années 2000 a vu l'éviction progressive de Motorola (depuis racheté par NSN) au profit du suédois Ericsson, et surtout l'irruption spectaculaire du chinois Huawei, dont les équipements agressifs sur le plan tarifaire ont conquis une part massive de l'infrastructure.
À titre illustratif de cette densification, Maroc Telecom exploitait 10.149 sites radio à la fin de l'année 2020, un chiffre porté à plus de 10.740 sites en 2023, ce qui lui permet de revendiquer une couverture de 99% de la population en 2G/2G/4G.
Lors du déploiement critique de la 4G en 2015, Maroc Telecom a opéré un changement de paradigme. Afin d'échapper au syndrome de la captivité technologique (vendor lock-in) et de stimuler une féroce concurrence sur les prix de maintenance et de mise à jour, l'opérateur a scindé le pays en zones géographiques, attribuant simultanément des contrats de modernisation aux trois mastodontes : Nokia, Ericsson et Huawei.
Cette approche a permis à Nokia de déployer massivement son architecture "Single RAN Advanced" (via les stations de base Flexi Multi Radio 10), permettant de consolider les équipements 2G/3G/4G dans une baie matérielle unique, réduisant drastiquement la consommation énergétique.
Idem pour Ericsson, période de swap des anciens sites 2G -> Motorola H1/H2 et 3G -> Ericsson RBS 3000 (réutilisés ensuite pour du déploiement dans le Sahara) vers du SRAN Ericsson RBS 6000
Cette triade technologique (Nokia, Ericsson, Huawei) a été formellement reconduite par Maroc Telecom pour le gigantesque chantier de la 5G inauguré en 2025.
Orange :lors du lancement fulgurant de son réseau GSM en 2000, Méditel s'était entouré d'un consortium de fournisseurs occidentaux intégrant Ericsson, Nokia et Motorola pour assurer une couverture nationale express. L'opérateur s'est appuyé sur un maillage de plus de 5.000 antennes dédiées à l'époque aux technologies 2G / 3G, pour atteindre aujourd'hui une couverture frôlant les 99% de la population.
A son lancement, Méditel avait découpé son réseau en deux plaques majeures pour éviter d'être otage d'un seul constructeur :
La plaque Nord (et l'Oriental) était confiée à Alcatel (avant la fusion avec Lucent). C’est Alcatel, à l'époque champion européen du GSM, qui a géré le déploiement des infrastructures GSM 900/1800 sur des villes comme Tanger, Tétouan, Oujda et Nador.
La plaque Sud et Centre-Sud était gérée par Ericsson - couvrant Casablanca, Marrakech, Agadir, Rabat et les provinces du Sud
Alcatel a fusionné avec l'américain Lucent en 2006, puis l'entité Alcatel-Lucent a été rachetée par Nokia en 2016. Au gré des évolutions technologiques et des impératifs d'optimisation des coûts (OPEX/CAPEX) imposés lors du passage à la 3G et surtout à la 4G, Orange Maroc a drastiquement rationalisé sa chaîne d'approvisionnement, écartant Motorola et Nokia pour consolider l'essentiel de son réseau d'accès radio (RAN) autour du binôme Ericsson et Huawei.
La perspective du déploiement de la 5G a cependant mis en évidence le poids des orientations stratégiques de la maison mère française. En février 2025, Orange Maroc a officialisé la signature d'un mégacontrat stratégique avec le suédois Ericsson pour la modernisation intégrale de son infrastructure. Cet accord va bien au-delà de la fourniture d'antennes actives ; il confie à Ericsson la refonte totale du cœur de réseau vers une architecture "Cloud Native" (5G Core Standalone) indispensable pour exploiter la véritable latence ultra-faible de la 5G, ainsi que l'intégration du sous-système multimédia IP (IMS) et de la VoLTE. Huawei reste néanmoins un acteur de premier plan pour le maillage radioélectrique de l'opérateur.
Inwi :le développement d'Inwi est indissociable de l'ascension fulgurante des équipementiers chinois. Le réseau CDMA/EVDO atypique de l'opérateur a été conçu et déployé quasi exclusivement par Huawei et ZTE. Pour le déploiement de l'architecture CDMA, Inwi (alors Wana) a d'ailleurs utilisé une répartition régionale classique en confiant la couverture de la région Sud à l'équipementier ZTE, tandis que Huawei s'occupait de la conception du reste de l'infrastructure radio.
Cette relation de dépendance assumée avec Huawei s'est confirmée lors du virage vers la norme GSM en 2009. C'est à Huawei qu'a été confiée la titanesque responsabilité de construire de toutes pièces un réseau mobile national concurrentiel. Le défi du déploiement GSM a été relevé grâce à l'installation initiale de 1.500 stations de base (BTS/NodeB) par Huawei, permettant à Inwi de couvrir d'emblée 75% de la population marocaine dès son lancement officiel le 23 février 2010 ; fin 2012 ils avaient 3100 sites. Dans les phases ultérieures de densification 4G et désormais pour la 5G, Inwi a introduit une dose de diversification en intégrant les solutions d'Ericsson à son architecture, bien que Huawei demeure le partenaire prépondérant.
Une rupture tectonique dans la gestion de ces équipements matériels est intervenue en mars 2025. Mettant un terme à des années de guerres judiciaires, Maroc Telecom et Inwi ont scellé une alliance historique visant à mutualiser leurs infrastructures passives. La création de la coentreprise "Uni Tower" (TowerCo), chargée de gérer et de développer les pylônes télécoms (avec un objectif de construction de 2.000 nouvelles tours en 3 ans et 6.000 en une décennie), modifie radicalement le marché des équipementiers. Cette mutualisation va inévitablement favoriser le partage des équipements radio actifs (RAN sharing), incitant les équipementiers à fournir des solutions interopérables capables de diffuser simultanément les fréquences des deux opérateurs depuis une antenne unique, réduisant ainsi l'empreinte carbone et les investissements colossaux exigés par la 5G.
EVOLUTION DES PARTS DE MARCHE
L'évolution du parc d'abonnés de la téléphonie mobile au Maroc témoigne d'une vélocité d'adoption rare à l'échelle mondiale. Le marché est passé d'une croissance exponentielle des volumes au début des années 2000, à une hyper-saturation dans les années 2010.
La domination historique et l'érosion du monopole
La prépondérance écrasante du modèle de la carte prépayée constitue la clé de voûte de cette expansion démographique. Historiquement, le prépayé a représenté entre 90% et 95% des lignes mobiles du pays, permettant d'abaisser drastiquement les barrières à l'entrée pour les populations à faibles revenus. En 2026, malgré les efforts de montée en gamme (upselling), ce segment demeure outrageusement dominant, accaparant 86 % du parc global, contre à peine 14 % pour les forfaits postpayés. Cette structuration du marché engendre des contraintes sévères : les opérateurs font face à un revenu moyen par utilisateur (ARPU) structurellement bas et à un taux de rotation (churn) extrêmement élevé, les consommateurs zappant d'un réseau à l'autre au gré des promotions sur les recharges.
L'évolution des équilibres concurrentiels reflète l'intensité de la guerre tarifaire initiée par le régulateur. Lors de la fin du monopole formel avec l'entrée de Méditel en 2000, Maroc Telecom bénéficiait de l'inertie du premier entrant. Fin 2007, alors que le parc national avoisinait les 20 millions d'abonnés certifiés par l'ANRT, Maroc Telecom affichait une domination insolente avec environ 66.5% de parts de marché (soit plus de 13 millions de clients), reléguant Méditel à 33.5%.
L'introduction de Wana/Inwi, agissant comme le 3e homme disruptif avec sa facturation à la seconde et ses stratégies subventionnées, a précipité la redistribution des cartes. Fin 2010, la nouvelle marque Inwi s'était déjà octroyée 13.5% du marché avec plus de 5 millions de clients recrutés de force. Poussé par cette concurrence tricéphale, le taux de pénétration a pulvérisé les plafonds démographiques, passant le cap des 133% à la fin de l'année 2014 (soit plus de 44 millions de cartes SIM actives).
Le choc égalitaire de 2025
La saturation du marché a entraîné une érosion mécanique, lente mais inéluctable, de l'opérateur historique. L'évolution des parts de marché (évaluées exclusivement en termes de volume global de cartes SIM actives) montre un nivellement progressif des trois forces en présence, une configuration d'une rare symétrie dans l'industrie mondiale des télécoms :
Fin 2019, la hiérarchie classique perdurait encore : Maroc Telecom menait la danse avec 43.08% du parc, suivi d'Orange avec 34.78%, et Inwi fermant la marche avec 22.14%
T1/2024, le resserrement était spectaculaire. Maroc Telecom chutait à 34.9%, talonné par Orange (32.7%) et Inwi (32.4%).
La bascule historique est intervenue fin 2025 : dans un marché atteignant un taux de pénétration record de 160%, les statistiques trimestrielles de l'ANRT ont révélé un séisme hiérarchique. Wana Corporate (Inwi) a conquis la première place en volume d'abonnés avec 34.12% du marché, supplantant d'une courte tête Orange (33.59%). L'opérateur historique Itissalat Al-Maghrib s'est ainsi retrouvé relégué, de manière conjoncturelle, à la troisième place - avec 32.29% des cartes SIM du pays.
Cette statistique brute de la part de marché en volume doit cependant faire l'objet d'une analyse critique. Si Inwi a incontestablement remporté la guerre des cartes SIM prépayées via des promotions agressives, Maroc Telecom conserve la prééminence absolue sur les indicateurs de valorisation financière. L'opérateur historique maintient un contrôle strict sur le segment hautement lucratif du postpayé (les abonnements d'entreprise et les particuliers à fort pouvoir d'achat), ainsi que sur le monopole résiduel de la boucle locale fixe, ce qui lui garantit les revenus nets et les marges d'exploitation de loin les plus élevés de l'industrie nationale.
La régulation asymétrique et les batailles juridiques du dégroupage
La reconfiguration structurelle des parts de marché ne s'explique pas uniquement par l'ingéniosité des campagnes de marketing ; elle est le produit direct d'une régulation asymétrique assumée par l'ANRT, dont l'objectif était d'affaiblir la rente de situation de Maroc Telecom pour stimuler la compétitivité du secteur. Le régulateur a imposé des mesures drastiques telles que la portabilité des numéros et une asymétrie des tarifs d'interconnexion (obligeant l'opérateur historique à payer plus cher pour router un appel vers un concurrent que l'inverse).
Le conflit le plus féroce a porté sur le dégroupage de la boucle locale. Maroc Telecom, détenant le monopole des infrastructures souterraines en cuivre héritées de l'État, était tenu par la loi d'accorder un accès tarifé à Inwi et Orange pour qu'ils puissent offrir de l'ADSL et des offres convergentes fixe-mobile. L'entrave systématique au dégroupage, dénoncée par Wana (Inwi) dès 2016, a conduit l'ANRT à prononcer en 2020 une amende historique de 3,3 milliards de dirhams à l'encontre de Maroc Telecom pour abus de position dominante. Sur le plan judiciaire, le Tribunal de commerce a infligé une condamnation supplémentaire retentissante à Maroc Telecom, l'obligeant à verser 6,3 milliards de dirhams de dommages et intérêts à Inwi, une décision définitivement validée en appel en 2024. La résolution de ce conflit cataclysmique s'est avérée être le préalable absolu à la pacification du secteur, rendant possible l'alliance stratégique de 2025 pour la mutualisation des infrastructures de la 5G (FiberCo et TowerCo).
CONCLUSION ET PERSPECTIVES STRATEGIQUES
En orchestrant l'entrée de Méditel puis de Wana, l'État a catalysé une guerre des prix qui a transformé la téléphonie mobile, perçue autrefois comme un luxe, en un vecteur fondamental d'inclusion sociale et économique pour l'ensemble des strates de la population.
L'échec relatif de l'aventure technologique isolée de Wana avec le réseau CDMA constitue une leçon magistrale d'économie industrielle : sur le marché des télécommunications, les choix de normes minoritaires, même soutenus par des stratégies de subventions massives, sont inexorablement condamnés par l'absence d'économies d'échelle et d'effets de réseau mondiaux, avantages dont jouissent exclusivement les standards du consortium 3GPP (GSM, LTE, NR).
À l'aube de l'année 2026, avec un taux de pénétration excédant 160%, le marché a atteint son point de saturation quantitative absolu. La dynamique concurrentielle a muté : la conquête de nouvelles cartes SIM prépayées s'efface au profit de la rétention, de la migration vers des offres postpayées (qui stagne à 14% du marché), et surtout de la monétisation de la croissance exponentielle du trafic de données par l'intégration verticale de services numériques (Mobile Money, Cybersécurité, hébergement Cloud, IOT).
Le déploiement des infrastructures 5G ouvre un nouveau paradigme macroéconomique. Face à des investissements colossaux estimés à plus de 80 milliards de dirhams d'ici 2035 pour mailler le territoire en très haut débit et équiper les zones industrielles stratégiques, le modèle de la concurrence destructrice sur l'infrastructure physique a vécu. Pour préserver leur viabilité financière face à un ARPU contraint, les opérateurs marocains s'orientent vers un modèle de "coopétition". L'accord historique conclu entre Maroc Telecom et Inwi pour le partage des tours (TowerCo) et de la fibre (FiberCo) symbolise la maturité de ce marché, qui dispose désormais des fondations technologiques requises pour réaliser les ambitions du « Maroc Digital 2030 » et s'affirmer comme le hub numérique prééminent de l'Afrique et de la région méditerranéenne.
FTD SOFITEL
[604.01 // Maroc Telecom] iPhone --> MOR IAM en net-search & Maroc Telecom en stand-by |Nokia --> IAM en net-search / stand-by & Maroc Telecom si DATA-Attach|TEMS --> MOR IAM en net-search & stand-by
* UE Capability Enquiry --> eutra-nr-only-r15 non présent.La 5G serait capée vers les 330 Mbps ?! J'ai l'impression que ça monte rapidement vers les 400 voir 500, puis ça baisse continuellement jusqu'aux alentours de 300Mbps... idem sur nPerf.
[604.02 // inwi] iPhone --> inwi|Nokia --> MOR 02 en net-search / stand-by / DATA-Attach en 3G & Inwi en 2G|TEMS --> MOR 02 en net-search & stand-by
* Tu vois aussi des eARFCN 37852 [20MHz / eNB 102391 - CLID 104] | 37900 [20MHz / eNB 102284 - CLID 105] | 38050 en lock-B38... Personne n'a de la B28.
--> Forfaits 180Go Voyage / 500Go 5G+ : le Maroc est inclus dans les 40Go/mois (autres communications hors-forfait)
--> Pass Voyage 1 :renouvelables à terme ou pendant leur durée de validité, avec choix de la date d'activation. Mobicarte : il n'existe plus de pass voyage, et il sera peut-être nécessaire d'utiliser le #133*NR# pour appeler
SFR / RED :1.58€/min émission & 1.19€/min réception | 0.66€/SMS | MMS : prix connexion DATA + 0.99-3.56€ envoi & gratuit réception | 13.2€/Mo
--> Forfait RED Spécial voyage : le Maroc est inclus dans le 35Go/mois (autres communications hors-forfait)
--> Pack séjour Maghreb : 35Go + 60 min + 60 SMS / 30€. Pack valable 30J (avec choix de la date d'activation), renouvelable à l’issue de leur durée de validité ou si épuisement par résiliation puis nouvelle souscription
--> SFR la Carte : légèrement moins cher (1.20€/min émission, 0.50€/SMS), mais n'offre pas de DATA
Orange F : mon iPhone est rentré quasi immédiatement sur Orange 5G après l'atterrissage (ça faisait longtemps que je n'avais pas vu qq chose d'aussi efficace), et depuis il y est resté. Le Sosh de Pam idem. Par contre sur mon iPad Pro ça a été beaucoup plus laborieux, j'ai dû faire au moins 5 modes avion avant qu'il arrive sur Orange 3G puis 5G. Bilan du voyage : je suis resté à 100% sur Orange, sans aucun problème particulier, même après redémarrage le matin (le réseau rentrait direct).
SIM OF / Forfait Voyage 180Go : les tests vont être faits sur le Xiaomi, car en effet le GS23 n'offre pas d'accès 5G (tu n'es même pas en Restricted, c'est juste que la 5G-NR est montrée comme indisponible). Bon donc dès l'allumage tu arrives direct sur Orange 5G (avec du VoLTE mais sans logo), c'est toujours aussi efficace visiblement. J'essaie de passer sur Maroc Telecom (MOR IAM) : réessayez plus tard (NSG = Network failure) en 16 sec, puis OK au second essai en 6 sec - par contre tu es DCNR Restricted et sans VoLTE. J'essaie inwi 4G : premier couic en 16 sec suivi du message réessayez plus tard en 44 sec... sauf que NSG te dit LU Reject = PLMN not allowed (en 3G) - et les essais suivants sont beaucoup plus rapides (2-3 secondes) ; je relance une recherche réseau et la inwi est marqué comme interdit ! Que j'essaie en 2G ou 3G c'est pareil, inwi est forbidden (alors que ça devait être le seul réseau avec de la 5G ici) !
Je refais un second round de tests : MOR IAM (Maroc Telecom en stand-by) en 4 sec mais en 4G-only, Orange 5G en 3 sec.
Sur le Sosh 5G Voyage de la Pam / iPhone 17 Pro : en Net search tu vois Orange / MOR IAM (qui devient Maroc Telecom lorsque tu le sélectionnes, en 4G-only) / inwi (interdit). Si tu sélectionnes IAM et puis tu te remets en mode automatique, l'iPhone revient sur Orange après 2 min 02.
MAROC TELECOM : AMBR 4294/4294 Mbps | QCI = 8 | VoLTE : no | MME Group 32770 / Code 2|| 186/57Mbps
SFR : en sortie de mode avion, tu finis péniblement par arriver sur inwi 3G après 2 min 50... visiblement tu ne vas pas plus haut ! Je prends donc les choses en main et sélectionne MOR IAM... et miracle, tu arrives en 5G en 5 sec ! J'essaie Orange : couic après 20 / 38 sec, puis réessayez plus tard après 46 sec (et aucune erreur sur NSG), je réessaie et là 3 couic en même pas 8 sec puis 22 sec et après 27sec réessayez plus tard - avec LU Reject = Network failure dans NSG ; s'en suivent 5 essais absolument identiques, et au 8e essai je teste orange MA 3G mais pareil (et même message dans NSG). Je laisse tomber et essaie de nouveau inwi 4G : OK du premier coup, en 4 sec mais DCNR Restricted. Dernier essai sur Orange MA mais toujours inaccessible (27/27/27 sec en 3G + 27/27/27 sec en 2G)
MAROC TELECOM [5G] : AMBR 2000/400 Mbps | QCI = 7 | VoLTE : no | MME Group 32770 / Code 48|| 406/124Mbps
ORANGE : inaccessible
INWI : AMBR 1660/400 Mbps | QCI = 7 | VoLTE : no | MME Group 32769 / Code 64|| 40/75Mbps
B&You : après être sorti du mode avion, Bouygues met 28 sec pour arriver aur Maroc Telecom en 3G, puis après quelques secondes il monte en 4G, mais tu es DCNR Restricted. Comme je n'ai pas pris d'EO Roaming, j'ai laissé les données mobiles désactivées en Roaming et je ne vais donc pas faire de SpeedTests. Je passe maintenant sur Orange MA 4G : couic après 16 sec et réessayez plus tard après 27 sec (NSG Attach reject : network failure), mais second essai est concluant après 1 min mais en 3G-only... finalement un petit mode avion te fait monter en 4G, DCNR Not restricted ! Je finis avec inwi : rentre du premier coup en 8 sec, en DCNR Not restricted aussi ! Second round de tests : Orange / MOR IAM / inwi tous en 3 sec.
MAROC TELECOM : AMBR 4200/4200 Mbps | QCI = 7 | VoLTE : no | MME Group 32770 / Code 1
ORANGE [5G] : AMBR 4200/4200 Mbps | QCI = 7 | VoLTE : no | MME Group 32770 / Code 7
INWI [5G] : AMBR 1660/4200 Mbps | QCI = 7 | VoLTE : no | MME Group 32769 / Code 64
Free : après la sortie du mode avion, Free met 7 sec pour arriver sur Maroc Telecom 4G (avec un signal assez instable, qui tombre, revient en 3G, re-tombe, revient en 4G...) et bizarrement tu es en EN-DC false (comme si il n'y avait pas de 5G) et DCNR donc Not restricted... comme si le téléphone n'était pas compatible 5G donc. Message d'accueil : "Chez Free, on ne Fès pas semblant : profitez d'Internet illimité au Maroc avec votre forfait Free Max 🇲🇦". Entre temps il est passé tout seul sur Orange, toujours sans 4G (EN-DC / NR et DCNR tous en false). Je repasse donc sur MOR IAM en 4 sec, puis je finis avec inwi (et Inwi en stand-by) : lui aussi rentre du premier coup en 4 sec, mais toujours en 4G et c'est comme si la 5G n'existait pas ici ! Je redémarre le Xiaomi (car il se comporte comme s'il n'était pas compatible avec la 5G Free) et je refais un round de tests : Orange / MOR IAM / Inwi tous en 3 sec chrono ! Le VoWiFi, lui, fonctionne aussi.
--> Je fais un second tour de tests sur le Samsung, qui arrive sur Orange 4G (sans VoLTE) et ici aussi tout est en false (EN-DC Available / NR Available / DCNR Restricted) ; je passe sur IAM en 4 sec et idem, et sur Inwi c'est exactement pareil. Le GS23 se comporte donc comme avec les SIM Marocaines (qui ne sont pas compatibles encore avec les Samsung achetés hors-Maroc, pour cause de CSC), ne voyant pas du tout la 5G... ce qui en soi ne semble pas anormal, par contre ce qui est anormal c'est que le Xiaomi fait exactement pareil avec la SIM Free !
MAROC TELECOM : AMBR 2000/300 Mbps | QCI = 6 | VoLTE : no | MME Group 32770 / Code 48|| 149/62Mbps
ORANGE : AMBR 2000/300 Mbps | QCI = 6 | VoLTE : no | MME Group 32770 / Code 4|| 155/47Mbps
INWI : AMBR 1660/300 Mbps | QCI = 6 | VoLTE : no | MME Group 32769 / Code 32|| 66/53Mbps
Airalo OLD : n'affiche personne en 5G (je l'ai sélectionnée comme SIM DATA par défaut, même si elle ne fonctionne plus)
Swisscom :Nokia E72 --> en 3G-only il met environ 22 sec pour arriver sur MEDITEL (-> Orange si DATA-Attach, et comportement identique en 2G), je sélectionne IAM - qui rentre en 3 sec (-> Maroc Telecom en cas de DATA-Attach, et comportement identique en 2G), puis 5 sec pour MOR 02 (qui ne change pas de nom même en cas de DATA-Attach, mais en 2G le nom devient Inwi même sans DATA-Attach) | TEMS --> la sélection de MOR IAM (qui est Preferred network) prend 12 sec, MEDITEL prend 8 sec, et MOR 02 prend 9 sec ; aucun des réseaux ne change de nom en stand-by, ni ne propose de MAJ l'heure.
DIVERS
Arrêt 2G/3G--> non prévu pour le moment
Répartition SIM--> Galaxy S23 = non compatible 5G|Xiaomi Mi 11 = tests 5G || Nokia E72&TEMS = Swisscom
Comme il risquait d'y avoir des incompatibilités des Samsung avec la 5G Marocaine, j'ai pris le Xiaomi à la place du second S23 pour voir... et j'ai eu bien raison : sur le Samsung, quelle que soit la SIM, tu as dans le Menu Radio d'Android les EN-DC Available (NSA) / NR Available (NSA) / DCNR Retricted (NSA) tous sur false - comme si la zone n'était pas du tout couverte en 5G ! Par contre tout fonctionne sans problème sur le Xiaomi - sauf pour Maroc Telecom, qui est bizarrement en DCNR Restricted.
VoLTE|WoWiFinon lancé
--> Pour tous les réseaux : sur Samsung le VoLTE apparaît provisionné dans le Menu radio & est activable dans le menu Paramètres - mais dans les faits il s'attache pas. Sur le Xiaomi, aucune trace dans les menus, et le Menu radio Android montre que le VoLTE n'est pas provisionné - signe que le tél est probablement incompatible...
IAM :le VoLTE service n'a été lancé qu'en 04/2025, et apparemment que sur iPhone & Samsung ? Activation nécessaire via SC ?
ORANGE:pas de date précise du lancement du VoLTE, mais pendant longtemps seuls inwi & Orange l'avaient... Et c'est les seuls à avoir un menu VoWiFi visible sur le Samsung (mais qui ne sert à rien)
INWI :les premiers à avoir lancé le VoLTE, le 01/09/2016. Activation nécessaire via SC mais que pour le roaming visiblement (état visible sur le MyAccount), c'est ce que j'ai demandé sur WhatsApp pour l'abonnement Flexi et ils me l'ont bien activé - mais dans les faits ça ne change rien sur le Samsung, ça ne fonctionne toujours pas (problème de CSC ?)
AUTRES
WiFi hôtel : SSID ouvert (Sofitel) avec authentification "WiFi Premium" via le compte Accor, WiFi-6 (ax) en 5GHz sur 80MHz bandwidth, 1201Mbps max rate, vendor Hewlett Packard / fournisseur MarocTelecom : 520/420 Mbps (ping 3). Aucune nécessité de ré-authentification durant toute la durée du séjour. Pas de Chromecast, mais chaînes françaises accessibles (TF1/FR2-3-5/M6)...
Séjour du 30 avril - 4 mai 2026 au Sofitel Marrakech Palais Imperial & Spa (Rue Harroun Errachid, quartier de l'Hivernage, 40000)
Suite junior Atlas, vue piscine & Atlas, balcon --> surclassé en Suite Prestige